Mayday, mayday, mayday ! Ici DC-3 !

Quelques articles parlaient d’un avion américain, le DC-3, qui avait atterri en urgence fin novembre 1973, sur la plage de Sólheimasandur (au sud de L’Islande à coté de la ville de Vik). Les images étaient tellement surréalistes que tenter de le retrouver était devenu obligatoire.
Depuis que les premières images ont étés diffusées, le lieu est devenu quelque peu touristique. Mais l’heure de marche sur la plage de sable noir est vite oubliée une fois arrivé devant cette carcasse historique.

 

 

Les 7 personnes à bords sont sortis sains et saufs de l’accident.

Islande, premiers jours

Guesthouse Baldursbra, Reijavik, le point d’arrivée

A peine sortis de l’aeroport, une chose nous saisi : le froid, et le vent qui va avec ! Pour rejoindre notre Guesthouse, nous avons eu la bonne idée de prendre les billets de bus directement dans l’avion. Légèrement moins chers – 12 euros par personnes –

Arrivés à la à Baldursbra, nous sommes accueillis par Philippe et Evelyne, bretons exilés en Islande, refusant de parler l’islandais, ils seront bienveillants et (très) bavards 🙂

Nous découvrons quelques caractéristiques des restaurants et commerces de la capitale pendant notre brève visite : portes qui s »ouvrent à notre approche, peu de monde dans les rues, beaucoup de doudounes, de 4×4, et des prix élevés.
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Location du Kuku Camper

Etant donné les prix des hôtels, même en basse saison (compter 100€ la chambre double, sans petit déjeuner), la seule alternative est de dormir dans le véhicule, nécessaire pour rester libres dans notre exploration. Kuku campers proposent des véhicules bien équipés et une approche détendue.
Leurs tarifs, un peu plus cher qu’une location standard, permettent de ne jamais se retrouver à dormir dans la rue et le froid, autant dire une nécessité ici, grâce à l’aménagement du véhicule qui devient habitable .

Deux sites, fournis par la commerciale de l’agence nous seront bien utiles pendant notre road trip : road.is pour connaitre l’état des routes, pas toujours dégagées à la fin de l’hiver, et vedur.is, le meteo france national. qui affichent les probabilités d’aurores boréales par jours et tranches horaires. Indispensable.

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Hvamstangi, première nuit dans le camper

Arrivé à Hvamstangi, la mission sera de trouver un camping pour se poser et vivre une première nuit (presque) sous les étoiles. Les camping n’ouvrent qu’en avril, mais l’endroit est tout de même accessible, doté d’un magnifique espace ‘grill’.  La nuit sera agréable, le matelas fourni est confortable, les températures acceptables pour nos sacs de couchage. Premier dîner au réchaud,  on est seuls, bonheur.

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C’est donc le bon moment pour faire le point sur ce qui marque dans l’expérience islandaise :

Les routes

Il y a peu de circulation hors de Reykjavík, mais le danger ne viendra pas des rares 4×4 croisés (qui vous auront vite doublés), mais les sinueuses routes goudronnés qui, en flanc de montagne, sont impressionnantes. Rouler lentement est toléré, nous ne seront pas klaxonnés malgré notre lenteur de conduite.

Les piscines

Il s’agit d’un lieu de rencontre très prisé, avec ses règles et ses coutumes. Les piscines brillent par leur espaces, toutes ont plusieurs bassins qui va de 30 à 42°, parfois un sauna, voir un bac de glace pour les vrais islandais. Et un hot tube pour les amateurs de sensations fortes.

Attention, le rituel de la piscine peut être déconcertant pour les français pudiques que nous sommes. Les vestiaires ne sont bien entendu pas mixte *mais*  il est obligatoire de se doucher nu, et toutes les générations se croisent, sans complexe. Se retrouver à poil devant une classe de maternelle fut un épisode assez gênant…

Pas de photos, car, comme toutes les piscines, les photos sont interdites.

Pas d’alcool

On ne peut pas acheter de bière ou whisky à n’importe quelle heure, le seul magasin habilité à en vendre (à part les bars) est l’enseigne Vinbudin. Toute autre tentative sera un échec. Les canettes ou autres bouteilles de vins disponibles dans les supermarchés sont garantis zero % d’alcohol.

Aucun vin islandais (vu le climat, ça s’explique), il faudra donc compter sur l’import de France et surtout du Chili. Les bouteilles sont souvent à bouchon plastique.

Autre défi dans la quête d’une petite bouteille : choper un Vinbudin ouvert. 14h-18h, 13h-16h… Les (petits) créneaux changent selon le lieu. On a mis 4 jours pour en trouver un qui soit ouvert.

Les cigarettes quant à elles sont vendues en super marché et station service mais il faut les demander car aucun étalage ne les affiche. C’est la loi ici.

Le Swiss Mocha

Si il y a une chose de typique aussi (et moins dangereuse pour la santé), c’est le café et le chocolat chaud. Ou plutôt Swiss Mocha. Agrémenté d’une crème chantilly dans sa version deluxe, ce chocolat chaud a un gout assez différent de celui dont on a l’habitude. Et on valide carrément.

 

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Dormir dans une église, done !

Vous avez déjà passé une nuit dans une église ? Nous, non.
Parce que l’envie nous prie de passer une nuit bien au chaud et qu’un article du Guide du Routard parlait de cette expérience unique en Islande, que nous voilà à envisager un stop à Djúpivogur. Nous voici donc en quête d’une église à la toiture bleue au bord d’un fjord.

Djupivogur

Arrivés devant l’église surplombant le village vers 20h00 (l’heure relativement tardive pour le pays), personne n’était là pour nous accueillir. Un numéro de téléphone était placardé sur la porte pour réserver le lieu, mais sans forfait international difficile de téléphoner sans faire exploser le budget. Après avoir erré quelques minutes dans le village, on tombe enfin sur une personne, un membre d’une communauté artistique. Il nous propose de nous aider à trouver un téléphone. Nous voilà embarqués dans une résidence d’artistes baptisée Welcome to Here où nous y rencontrons toute l’équipe et leur locaux chaleureux à souhait. Les 5 personnes ne disposaient pas de téléphones et nous héberger semblait poser problème mais en contre partie, ils nous proposaient de fêter l’arrivée du printemps autour d’un feu.

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Nous décidons avant tout de résoudre notre problème d’hébergement et repartons vers l’église pour faire chauffer la carte bleue en passant l’appel dans un anglais approximatif.
Note pour plus tard : pour appeler un numéro islandais, composer le 00354 avant.
Inga, l’intendante de l’église-guesthouse,  nous ouvre les portes de notre prochaine nuitée. Petit bout de femme avenante, elle nous fait visiter le lieu que nous occuperons. L’endroit est surprenant et décalé, à l’entrée des bancs pour se recueillir et se déchausser, puis la double porte s’ouvre sur l’espace princial, d’autres bancs pour se recueillir font face à l’autel qui est aménagé des deux salons de chaque côté de celui-ci. L’étage en mezzanine est transformé en chambre et le lieu est bien chauffé. La nuit sera bonne ! C’était sans compter sur une musique lointaine comme venue de nulle part qui nous berça toute la nuit. Sans doute des anges. Ou des elfes.

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Puis, se réveiller le dimanche matin dans l’église et se demander si la paroisse va débarquer pour la messe…

Seyðisfjörður et aurore boréale

Seyðisfjörður, c’est un peu notre étape coup de cœur de ce voyage en Islande. Petit village paisible et chaleureux au bord d’un fjord à l’Est de l’île où l’activité artistique y est dynamique. Peintures sur les murs des habitations, sculptures éparpillées dans la ville et on peut notamment se rendre dans le seul restaurant du village qui possède un étage dédié à des expositions d’art contemporain.  Après une visite culturelle, nous nous offrons une petite parenthèse gastronomique en nous rendant au rez-de-chaussée du bâtiment qui proposait des pizzas et ce soir là, Ô surprise, le chef avait préparé un délicieux bœuf bourguignon.
Horaire d’ouverture du restaurant : 17h30-21h.

Le ventre bien rempli, on guettait le ciel ce fut le seul lieu où on a pu ENFIN voir une aurore boréale.

Précisons que si vous vous rendez en Islande pour en voir observer, ne pas croire les tours opérateur qui vous promettent une expédition « aurore boréale ». Personne ne peut garantir le phénomène et il est peu probable d’en voir une les quelques jours où vous serez sur place.

Pour consulter les chances de voir le ciel s’illuminer et danser, consulter la page suivante : http://en.vedur.is/weather/forecasts/aurora/

 

On est tombé sur un tournage de film

Au Nord-Est de l’Islande, le lac Mývatn ! En été, ce lac est envahi par les insectes et les canards mais en hiver, recouvert de glace et de neige, il est supposé être magnifique! Go !! Pas de doute, on y va ! S’y poser et y admirer la vue, on ne dit pas non. Sauf si…

Alors qu’on approchait en voiture du site en question, on aperçoit au loin des voitures et motos-neige tracer à toute allure sur le lac gelé. Woow trop cool ! Puis, on aperçoit une énorme caméra montée sur grue, « Yeah, ils tournent un truc là, non ? ». Puis des mecs dans des camions de l’armée… On tente d’avancer au maximum malgré les panneaux « Staff only », « Go back », « Please don’t enter »…« Euh, t’es sûre de vouloir y aller ? » « Ouais, grave ! ». 
Arrivés devant le point de vue, un employé autoritaire nous demande de faire demi-tour. On fait genre de ne pas comprendre. Rapidement, on observe un changement radical dans l’expression du visage du vigile, à priori, faut qu’on dégage très vite. La voiture étant mal placée, on se retrouve bloqués à devoir faire une marche arrière en pente sur un sol verglacé. Chaud ! L’équipe veut tellement dégager notre rutilante Dacia Dokker taguée « Don’t worry be sexy », que le gars prend les commandes du véhicule et fait la manœuvre sans qu’on comprenne pourquoi le périmètre est bouclé.
Sur le chemin du retour, un autre agent de sécurité nous explique qu’ils tournent le prochain Fast and Furious, mais impossible d’assister au tournage malgré nos « pleaaaase, pleaaaaase »  insistants.

Bon bah ce sera pour une prochaine fois le super point de vue sur le lac Mývatn !

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Image : www.melty.fr

Allez, à plus !

 

 

 

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